Ce corps, là haut, qui pendouille sur le balcon...
Ce corps, je le connais par coeur. Ce sorps il m'enmène haut, plus haut que ce balcon, plus haut que cet immeuble et que ce ciel. Ce corps, je connais toutes ses forces et ses faiblesses, ses rires et ses pleurs. Là, dans ses bras, dans ses épaules, une protection, une force. Là, sur son dos, des frissons. Et puis ici, sur ses hanches, des rires et des sourires. Puis, dans le coeur, comme tant d'autres, des larmes et du sépia. Moi, j'ai tout parcourue chez Lui, je connais tout ses grains de beautés, un là, sur son épaule gauche, un autre au milieu du dos, puis un peu plus bas, et celui là pres de son nombril.
Comme ça a était dur de se jetter dans les bras l'un de l'autre, toute cet apres midi de Juin. Comme ca a était dur de ne pas pleurer... Comme si le present c'était fait la malle et qu'il faille sans cesse penser à demain. Comme ça a était dur de ne pas se regarder trop longtemps pour ne pas s'approcher plus prés, plus prés. Et puis l'entendre reporter à plus loin sa confidence... Findre de l'oublier. Et puis me sortir ses mots, de but en blanc, comme ça, pour rien. On est plus ensemble de toute façon. Et puis essayer de comprendre pourquoi est ce qu'on joue tout le temps à cache cache derrière les autres..? POurquoi sourire et plaire a d'autre, alors qu'au milieu de la foule, on s'attrape toujours par la main. Pourquoi cette insistence à me passer ta chemise ? Pourquoi ces timides caresses que tu fais en cachette quand au milieu de la danse tu te retrouve dans mon dos ?
Et puis savoir qu'au bout du compte il ne faut rien chercher à comprendre et tout laisser au hasard, parce que depuis le début, on lui a tout laissé.
Tu resteras mon merveilleux inconnus. Mon histoire enchantée. Tu connais tout mon corps, mes rires et mes joies. Nos deux corps se reconnaissent mais nos têtes ne savent pas, qui se cache chez l'autre en dehors des banalités. Il faut que je me rentre dans la caboche qu'il n'est pas du tout un Prince. Pourtant, je ne peux pas arreter cette envie qui me vient, qui me pousse au creux, à le chercher, à le retrouver, nuit apres nuit. Avec Toi, je me casse les dents, je me pourrie à petit feu. Peut être parce que la facilité d'une relation, je ne connais pas ça. Les mecs, tout beaux, tout rose, je ne connais pas. Et je n'ai pas envie de connaitre. Il m'a fait découvrir tant de choses... Il m'a permis de rire, de sourire.
Il m'a fait decouvrir une facette de moi, que j'avais mis de coté depuis un ptit bout de temps... « mon insouciance » . Aucun de mes potes ne l'aime, c'est vrai que je vais en souffrir. Mais je tiendrai encore debout. (il parait). Je ne peux pas m'empecher de dire du bien de Lui. Il sera toujours Beau. C'est un grand prestidigitateur. J'aime son corps et son personnage. Qu'il me montre quand il veut, la nuit.
Et puis on s'est élancé par-dessus le ruisseau. Et puis on c'est embrassé au milieu de La ville. Sur les marches, sur des mur, contre des arbres. Partout. Partout.
Quand on est jeune on est con. C'est Saez qui a dit ça. On cherche le Bonheur, mais on ne prend que les larmes. Repousser ses limites, jusqu'à ne plus tenir debout, et se casser les genoux. Savoir ce qui est bon, mais ne pas s'écouter. Fusiller le petit ange sur l'épaule droite et jouer avec le Diable. Prendre le moins bien. Aimer le risque et l'aventure. Tout ça parce que le Bonheur, effraie. Plus qu'on ne le crois.
Et puis, l'Amour, paraît qu'il y en a qui y croit encore..